29 dec

Nous y arrivons par une route défoncée et spectaculaire sur un aride plateau, une interminable carrière à ciel ouvert de grès rouge qui dégorge ses plaques aigues sur les bords du ruban de bitume pulvérisé par les camions surchargés. A perte de vue le travail d'ouvriers invisibles, des monceaux de dalles, des tas de pierre, des empilements de blocs de toutes tailles et des murs, des murs, des kilomètres de murs qui ne délimitent que des étendues d'herbe jaune et pelée. Des murs de pierre sèche d'un mètre de haut qui suivent les accidents de terrain. De temps en temps la rencontre étonnante d'un lac plus bleu que le ciel serti dans la roche.

BundiDGD (177)

Bundi le soir, bourgade rurale aux rues désertées sinon par les vaches moroses, maisons resserrées et décrépies, égouts puants à ciel ouvert, et soudain dans une explosion de sons, une procession de tracteurs bariolés tirant des carrioles dans lesquelles s'entassent des femmes et enfants, pluie de pétales d'oeillets d'inde, sonos tonitruantes et foule de femmes hululantes en saris rouge ou framboise que des sikhs à la moustache impressionnante tentent d'empêcher de passer sous les roues.

Bundi (168)DGD


Hôtel poussiéreux, vieillot dont les fenêtres donnent sur des voitures garées devant une route où passent sans arrêt des camions klaxon hurlant. Mobilier encombrant et désuet, volumes incohérents, néons bleus