le feuilleton tonkinois

17 février 2015

Têt - 2

Le lac de l’Ouest à la nuit tombante,  les rues sont désertes et la promenade au bord de l’eau vide de ses désormais familiers pelotons de cyclistes quinquas suréquipés et bavards.

Au-dessus de chaque lampadaire la très haute flammèche sinueuse et compacte des colonnes de moustiques qui s’élève et ondule dans l’humidité sans brise, ne se disloque que brièvement au passage des chauves-souris attaquant en piqué. 

Parfum de quat écrasés sur le trottoir irrégulier par les cohortes de xe om qui chargent les arbustes emperlés de fruits pour les charrier dans les maisonnées prêtes à accueillir la nouvelle lune, celle qui ouvre cette année l’ère de la Chèvre.

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Hanoi la ville des arbres qui se promènent en moto, cerisiers roses effeuillés par le vent, mandariniers que la vitesse décoiffe, pamplemoussiers tous fruits ballants, plateaux de chrysanthèmes pour les pagodes, tous au même stade d’éclosion, le business de la fleur de Têt s’est répandu sur la ville, brouillon, insistant, omniprésent, coloré.

 

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 Créatif

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28 janvier 2015

Une larme solitaire posée sur la joue du temps.

1er jan

L'hôtel Heritage Grand Imperial a à peine eu le temps de s'endormir après les feux d'artifice et les boum-boum assourdissants des sonos de deux réceptions côté piscine et côté jardin prenant en sandwich les magnifiques chambres au mobilier 1948 alignées sous les galeries à arcades blanches. Aube blafarde sur les tables

 et les buffets encore encombrés de l'argenterie des agapes de la nuit. 

Valises bouclées, direction le clou du voyage, le cadeau de la nouvelle année.

Sous l'arche immense et élégante de la porte sud se dessinent les globes pâles du Taj Mahal. Il faut juste franchir l'ombre de la voûte pour que l'émotion submerge devant cette absolue beauté. 

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 « Fleursd'onyx, de jaspe et de cornaline, écloses par centaines, incrustées dans le marbre, houle sinueuse des calligraphies inscrites en sombres arabesques sur les murs pâles du mausolée. »

 

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Comme un mirage dans la brume d'hiver, les douces formes rondes si connues, le canal d'eau turquoise qui souligne la perspective, la présence sereine de ce tombeau qui n'inspire que calme et joie.

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Jaipur la fausse rose

31 dec

Celle qu'on appelle la ville rose est surtout ocre. Loin des bourgades assoupies du royaume des Hadotis, c'est une agglomération fiévreuse et brouillonne coupée d'un réseau de voies rapides et enjambée de ponts routiers sous lesquels un monde vit et dort dans la poussière de cendre et de terre. Ici, bien plus de dhotis et de turbans qui ont connu des jours plus blancs, des nuées d'hommes hirsutes qui errent ou vaquent une couverture grise enroulée autour des épaules pour se protéger du froid qui redevient pénétrant à mesure que nous remontons vers Delhi. 


La vielle ville est ceinturée de bazars qui proposent des marchandises à trois sous, vrais faux pashminas, édredons synthétiques cousus à la-va-vite mais dont les motifs floraux attirent l'attention, coussins multicolores bâclés, épices pré-ensachées, stands de beignets aux gamelles culottées de suie, bijoutiers racoleurs qui nous poursuivent dans la rue sous prétexte de nous aider à nous diriger. On se sent tellement harcelés qu'il nous faut traverser les galeries comme des flèches, le regard lointain, décidés à ne pas se laisser accrocher. Et d'ailleurs qu'acheter ? Tous les vendeurs mentent outrageusement sur la qualité, le prix et la provenance, la main sur le cœur et l'œil humide de sincérité.


On espérait une médina rose sur le modèle des bleues du Mewar, mais à part les premières maisons, derrière s'étend un habitat grisâtre le long de ruelles défoncées et encrassées.


Le palais des vents, le Hawa Mantal est une construction orangée qui prend les rayons du soleil de toutes les boursouflures de sa façade en berceaux percée de jalis protecteurs qui permettaient aux femmes d’un maharadja grand seigneur de regarder l'animation de la rue sans être vues. Voir la vie se dérouler sans jamais y participer pour cause de purdah, cet internement des femmes pratiqué ici comme ailleurs sous d’autres noms. Tous ses balcons fermés sont soulignés de blanc et c'est d'ailleurs la marque de l'architecture locale qui manque complètement du charme que décrivent les guides. 

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Heureusement, il y a le fort d'Amber, un labyrinthique palais fortifié qui recèle de merveilleuses salles voutées serties de miroirs et de pierres précieuses, une plateforme en plein ciel fermée par une dentelle de pierres où la maharani venait passer de longues siestes rafraichies par la brise descendue des montagnes qui caressait en passant le jardin moghol à la géométrie sinueuse posé sur le lac. De chaque tourelle surmontée de son ombrelle de pierre on aperçoit le serpent  des fortifications qui épouse la géographie des collines environnantes comme la crête d'un dragon obstiné à parcourir chaque ondulation.


Un rayon de soleil perce la brume de décembre et l'ambre de la citadelle bien-nommée se réchauffe. Dans la cour principale, une noria d'éléphants cornaqués à la face et la trompe peinte de craie et d'argile déverse son flot de touristes adeptes d'une entrée à la façon des maharajas.

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Bundi vu d'en haut

30 dec

 

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Ville de bouseux au passé magnifique. Le palais est un édifice grandiose accroché au relief, balayé par le vent de désert et hanté par des meutes de singes à la face rouge – les agressifs - ou noire – les pacifiques. On y entre par une porte monumentale sous deux éléphants aux trompes entrelacées. Les murs et les plafonds sont couverts de miniatures exquises qui achèvent de s'effacer sous les graffitis et l'humidité. Les jalis et les embrasures de pierre travaillée ont été volés et le délicat arrangement du marbre des sols est recouvert d'un guano qui prend à la gorge. Des galeries et piliers autrefois polychromes, il reste le squelette blanchi, débarrassé des éclats de miroirs, ornements de lapis-lazulis et fastes dorés. Blancheur épurée de temple grec ou d'os de seiche. Des gloriettes, des terrasses, la vue sur les cubes entassés de la ville pelotonnée autour de son abrupte muraille est dominante. Un nid d'aigle ouvragé, un palais mordoré dans le ciel sans nuages dédié au luxe et au plaisirs d'un petit nombre d'élus dont les ancêtres ont mené une vie guerrière et intrépide pour laisser derrière eux cette extrême richesse qui permit à leurs lointains descendants cette vie fastueuse et décadente où ils ne marchaient même plus.

 

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En dessous, la ville d'aujourd’hui, mi-ruelles vides et bleutées, mi-bazar populeux, pauvre et loin du flot touristique. Rue des bijoutiers aux boutiques-cellules alignées où il faut déposer ses chaussures pour s'installer sur le matelas blanc où se discuteront les choix et les prix, rue des quincaillers avec leurs tours de récipients en cuivre ou en métal brillant, rue des tissus, des saris pailletés, des amoncèlements de couettes de coton fleuri. Marchandises à trois sous, population modeste, ruelles bloquées par les motos, les rickshaws, parsemées de crotte, encombrées de vaches, de vendeurs ambulants.

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Bundi sous la poussière

29 dec

Nous y arrivons par une route défoncée et spectaculaire sur un aride plateau, une interminable carrière à ciel ouvert de grès rouge qui dégorge ses plaques aigues sur les bords du ruban de bitume pulvérisé par les camions surchargés. A perte de vue le travail d'ouvriers invisibles, des monceaux de dalles, des tas de pierre, des empilements de blocs de toutes tailles et des murs, des murs, des kilomètres de murs qui ne délimitent que des étendues d'herbe jaune et pelée. Des murs de pierre sèche d'un mètre de haut qui suivent les accidents de terrain. De temps en temps la rencontre étonnante d'un lac plus bleu que le ciel serti dans la roche.

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Bundi le soir, bourgade rurale aux rues désertées sinon par les vaches moroses, maisons resserrées et décrépies, égouts puants à ciel ouvert, et soudain dans une explosion de sons, une procession de tracteurs bariolés tirant des carrioles dans lesquelles s'entassent des femmes et enfants, pluie de pétales d'oeillets d'inde, sonos tonitruantes et foule de femmes hululantes en saris rouge ou framboise que des sikhs à la moustache impressionnante tentent d'empêcher de passer sous les roues.

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Hôtel poussiéreux, vieillot dont les fenêtres donnent sur des voitures garées devant une route où passent sans arrêt des camions klaxon hurlant. Mobilier encombrant et désuet, volumes incohérents, néons bleus

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Ambiance sonore à Udaipur

La chambre de ce soir est située juste sous la cuisine et le chop-chop-chop des oignons hâchés pour les omelettes au masala du petit-déjeuner résonne au plafond. Sur le palier, deux lits et deux fauteuils où s'est installée une famille indienne dont la conversation en staccato semble n'avoir pas de fin. D'ailleurs l'imposte au-dessus de la porte n'a pas de vitre ce qui permet à tout le palier d'avoir la sensation de partager la même douche, éructations et borborygmes conviviaux.

 

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Visite du City Palace au milieu de centaines de familles indiennes volubiles et affectueuses. Ça pousse, ça bouscule, ça piétine dans la bonne humeur en déposant des trainées supplémentaires sur les murs et les chambranles patinés de crasse à hauteur des mains. Tout le palais a un petit air mal tenu et les effigies en carton du dernier maharana  d'Udaipur recroquevillé sur sa chaise roulante ou posant devant sa table de travail ne font pas rêver. Son installation fantomatique surgit au détour des salles couvertes de miroirs piqués, fermées comme des boîtes précieuses que le temps, l'humidité hivernale du lac auraient rongées dans le secret de l'obscurité et qui une fois ouvertes ne livrent plus que l'ombre de leur riche passé. Fils électriques qui courent sur le marbre poussiéreux, néons, portes de service en contre-plaqué, il faut scruter les innombrables miniatures pour rêver l'incroyable luxe, les parfums de vétiver et de santal qui flottaient sous les  délicates arcades festonnées, les brocards des tuniques et les fluides saris dont les miroirs renvoient à l'infini les couleurs chamarrées, le son mat des pieds nus aux chevilles cerclées d'argent, les mélodies subtiles et lancinantes des musiciens enturbannés grattant les cordes d'instruments improbables, l'âcre relent de la bouse d'éléphant, toute la vie de palais à présent muette et dont il me reste que la coquille abandonnée à la curiosité insolente des foules.

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Sur l'argent martelé de la surface des eaux du lac Pichola se reflètent vrais et faux palais dans une harmonie décontractée de formes et de couleurs agréable à l'œil. Les barques de promenade tracent un sillon noir sur l'eau calme au coucher du soleil. Dernier éclat ambré des façades avant que les cintres, les coupoles et les arcs soient soulignés d'or par les illuminations de la nuit. Des feux d'artifice claquent chaque soir au loin et dans les rues les commerçants continuent d'héler le badaud dans l'espoir d'une dernière affaire. Italian, Spanish, French ? Ils tentent d'accrocher le regard, la parole, l'intérêt par les moyens les plus inventifs et les plus retors. 

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Merwar

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26 dec

Les collines du Mewar et leur population pauvre qui regarde passer les touristes étrangers avec un sourire gentil pour les plus simples et une lueur mercantile dans l'oeil pour les plus vifs. Toute l'industrie touristique du Rajasthan se mobilise pour extraire de cette massive arrivée d'étrangers avides d'aventures un maximum de rupees. Chaque geste devient tarifé. Comme à Jungle Lodge, cette construction cubique et disgracieuse installée à l'orée du parc et imaginée comme camp de base pour les randonneurs de la réserve naturelle adjacente.

 

Chambres basiques donnant sur une cour carrée à l'ambiance carcérale, pas de fenêtres, salles de bains aux évacuations bouchées, serviettes trouées et tâchées. Un serveur déguisé en garde, ou le contraire, vif et serviable mais sans anglais. Un manager d'opérette, sourd et confus dont la femme nous envoie faire une promenade au petit barrage derrière la colline et qui nous présente une note exorbitante pour avoir utilisé nos appareils photos.  Un dîner servi froid dans une grande salle lugubre sans que nous en sachions le prix. La femme du manager qui passe et repasse l'oreille collée au téléphone, tenant son chien en laisse, on se demande pourquoi et vient continuer sa conversation à tue-tête à deux mètres de nous.
Pour rattraper cet établissement sans intérêt, il y a le très joli paysage des collines environnantes, dômes d'herbes dorées couvertes d'épineux sans feuilles qui les font ressembler au crâne rond des éléphants recouverts de poils rares et solides. Les vallées sont plantées de blé dont les premières pousses lancent leur verte lumière. Damier régulier de petites parcelles butées entre lesquelles circule l'eau.
Et puis le feu de camp du soir sous les étoiles, juste pour nous, à se rôtir les pieds jusqu'aux dernières braises.

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Mehrengarh

25 decJodhpur DGD(38)

 

 

Trois grosses perruches d'un vert d'herbe fraîche viennent picorer le plat de goyave laissé à leur intention sur le toit du Pal Haveli. En arrière-plan, la citadelle des Rator, clan Rajput guerrier dont l'écho des faits d'arme, de la puissance et la richesse résonnent encore dans les cours et les salles de cette forteresse jamais prise.

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Les formidables fortifications surgissent à la verticale d'un piédestal de grès rouge, lisses et sans ouvertures, les raides chemins qui y accèdent butent à angle droit sur des portes de métal hérissées de pointes défensives à la hauteur des éléphants de combats. A l'abri des remparts, comme posé en plein ciel, le palais des maharajahs déploie cours de marbre blanc et façades ajourées comme des bijoux de filigrane, salles à piliers festonnés patinées d'un enduit satiné de coquilles d'œuf, éclairées de vitraux colorés, dédales d'escaliers et chambres d'apparat tapissées de miniatures et incrustées d' arabesques et de volutes de feuillages. Une demeure des mille et une nuits parcourue du pas insolent et du jacassement incessant des touristes depuis que le dernier descendant de la lignée a décidé de l'ouvrir au public pour le sauver de la ruine inéluctable des bâtiments devenus démesurés pour notre époque.


Sous le fort se serrent la multitude de maisons cubes aux toits en terrasse de la vieille ville, amoncèlement pareil à celui d'une médina du Maghreb qui fait penser que les mêmes causes produisent les mêmes effets. Le désert épineux tout autour et la chaleur effroyable qui recouvre le Merwar, le pays de la mort, d'une chape incandescente pendant six mois de l'année fait naitre cette architecture de terre et de pierre, où il faut se passer de bois pour les charpentes et où les terrasses privées sont le domaine des femmes. Silhouettes princières aux longs voiles gracieux flottant sous le moindre souffle, visages sombres et bras caramels cernés de bangles brillants, un ou deux enfants poussiéreux aux tignasses collées de crasse à la traîne. A peine entrevues, timides et farouches derrière les jalis passés à cet indicible bleu pastel qui était l'apanage des seuls brahmanes, hommes de lettres et de connaissance, mais est devenu accessible à tous à présent et donne son cachet à Jodhpur.

 

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Jodhpur la bleue

 

24 dec

Le jour éveille les contours ocres du fort de Mehrengarh au-dessus de Jodhpur la bleue. La clameur de la ville ne cesse pas de la nuit, klaxons trompettants, corne puissante et plaintive des trains qui chassent les vaches des rails, muezzins aux diatribes sonores et interminables. Il n'y a pas de repos dans ces ruelles étroites, grouillantes et parsemées de bouses fraîches dont l'odeur d'étable incurée prend les narines. Marcher est un sport épuisant, où la tête et les oreilles payent le prix maximum. Comment lever le nez vers les façades délicatement ouvragées des havelis, quand le concert strident des rickshaw et des motos paralyse le cerveau et vrille les nerfs, quand le flux des passants et des véhicules ne laisse qu'un maigre espace contre les murs et sur les pas de porte des échoppes.

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Bousculés, harangués, hélés, harcelés, poursuivis par les vendeurs d'épices et de tissus, arnaqueurs professionnels de touristes sidérés par les châles en vigogne comme tu n'as jamais vu, les écharpes en cashmere, en pashmina comme tu n'en verras plus, les étoles en poil de yak et soie comme chez Armani et sur Carla Bruni et toute cette belle marchandise cent fois, mille fois moins chère que chez Dior ou Hermès dont ils sont les pourvoyeurs officiels, madame, ne laisse pas passer cette chance inespérée de posséder, consommer, accumuler, étaler les tissus, les tissages, les brocards, les soieries, les broderies des puissants, des peoples et des riches.

Et les voilà qui ressassent sans se lasser les ficelles qui commandent la psychologie du voyageur qui fait et achète le Rajasthan.

 

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MacLeod Ganj

17 dec 2014

Ballade euphorisante dans la montagne sur des sentiers boueux de neige fondue ou des calades qui serpentent sous les forêts de pins. Des dizaines de petits chemins s'entrecroisent dans les bois. Pentes raides, champs râpés,  fermes perdues dans les sous-bois où le bétail laineux mugit les sabots dans la neige, barrière imposante des montagnes. On se croirait dans les Alpes, sauf que...des singes habitent les arbres et secouent les plaques de neige accrochées aux branches en sautant de l'une à l'autre. De gros singes gris à rouflaquettes blanches, indifférents et affairés. Des colonies entières actives et silencieuses qui observent de haut le passant sans chercher le contact.


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18 dec 2014

Il fait si beau qu'on pourrait toucher les montagnes. Le réveil est lent après cette nuit profonde dans l'ankylose des espaces tièdes du lit autour des bouillotes. J'en ai deux maintenant et me demande quand leur plastique fin et craquant va céder et changer le confort en cauchemar. Les corbeaux grattent leurs serres sur le toit de tôle. La position en promontoire de la chambre leur assure un perchoir dont ils profitent dès le lever du jour. Des singes courent sur toutes les terrasses, petits accrochés sous le ventre de leur mère, longue queue trainante.

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